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Bien dans son corps, bien dans sa tête

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Entretien avec Dr Charu de l’International Medical Clinic

Qu’est-ce que l’image corporelle – qu’est-ce qui est sain et qu’est-ce qui ne l’est pas ?

L’image corporelle est un concept multidimensionnel consistant en la façon dont nous percevons, pensons, ressentons notre corps et agissons envers lui. C’est une impression qui est à la fois formée par l’auto-observation et également par l’observation de la réaction des autres.

Une image positive, c’est lorsque l’on se sent bien dans son corps, qu’on l’accepte et qu’on l’apprécie.  Une image corporelle négative implique que la personne n’est pas satisfaite de son apparence et veut changer sa forme, sa taille ou une partie spécifique de son corps qu’elle n’aime pas.

Qui est touché par une image corporelle négative ?

Les préadolescents, les adolescents et souvent les adultes peuvent tous tomber dans le piège d’une image corporelle négative. Une enquête du National Center for Eating troubles (Centre national des troubles de l’alimentation) révèle que des filles de seulement 7 à 10 ans disent que l’apparence est la chose la plus importante dans leur vie ! À 10 ans, 8 filles sur 10 conviennent que l’apparence est plus importante que les capacités. Beaucoup pensent qu’elles ne sont pas attrayantes et le poids est une préoccupation souvent mentionnée. La condition est plus répandue chez les filles mais affecte également les garçons.

Un sondage en ligne auprès de 1 118 adolescents britanniques âgés de 13 à 19 ans menée en mars 2019 par la Mental Health Foundation (Fondation pour la santé mentale) du Royaume-Uni a révélé que 37% des sondés se sentaient bouleversés par leur image corporelle et que 31% en avaient honte. 40% d’entre eux ont déclaré que les images sur les réseaux sociaux les rendaient inquiets au sujet de leur image corporelle (20% des adultes ont mentionné la même chose).

Chez les adultes sondés, 20% se sentaient honteux, 34% se sentaient déprimés ou abattus (20% avaient des pensées suicidaires) et 19% se sentaient dégoûtés à cause de l’image corporelle au cours de l’année précédente !

Pourquoi une image corporelle positive est-elle importante ?

Nous savons que si nous nous sentons bien dans notre corps, cela se traduit par une bonne estime de nous-mêmes, une meilleure santé mentale et une approche équilibrée d’une alimentation saine et de l’exercice. C’est l’un des facteurs de protection les plus importants contre le développement de troubles de l’alimentation.

Une image de soi positive va de pair avec une haute estime de soi.  L’estime de soi détermine le bonheur et le bien-être tout au long de la vie.

Un autre domaine clé de l’image positive est l’acceptation de soi. Cela nous rend plus susceptible d’être à l’aise avec notre apparence et moins sensible à la pression de la société ou des médias qui nous poussent à avoir une certaine apparence.

Une approche saine et équilibrée de la nourriture et de l’exercice est plus facile lorsque l’on est en phase avec son corps et que l’on répond à ses besoins.

Quels sont les effets d’une mauvaise image corporelle ?

  • Une mauvaise image corporelle signifie souvent que ces personnes sont incapables de profiter pleinement de la vie ; elles évitent de rencontrer d’autres personnes, peuvent éviter les relations ou renoncent à des plaisirs simples comme par exemple aller chez le coiffeur ! Ces personnes peuvent soit éviter de faire de l’exercice, soit faire de l’exercice mais sans ressentir le plaisir qui y est associé.
  • Ces personnes sont tellement obsédées  par leur corps qu’elles en oublient leurs points forts et leurs qualités. L’irritabilité, le mépris de soi et l’isolement social sont autant de conséquences possibles d’une sous-évaluation de soi. Souvent, les symptômes persistent à l’âge adulte.
  • Une faible estime de soi et des sentiments d’infériorité dus au fait de fonder sa propre valeur sur l’apparence physique peuvent déclencher des troubles de l’alimentation. Une mauvaise alimentation et un excès d’exercice ou des purges fréquentes visent à atteindre ce corps parfait que ces personnes peuvent ou non atteindre mais qui, le plus souvent, les rend malheureuses. Ne pas se décourager protège contre le développement d’un trouble de l’alimentation.
  • Le « trouble dysmorphique corporel » est la forme la plus extrême du spectre, dans laquelle une personne perçoit comme déformée la forme ou une partie de son corps, ou sa taille. Ceci est lié à l’anxiété, à la dépression ou à l’automutilation.

Quels signaux montrent qu’un enfant est susceptible de développer une image corporelle négative ?

  • Un enfant peut être auto-critique de la forme de son corps, de sa taille ou d’une partie spécifique de son corps. L’enfant peut être obsédé par la perte de poids ou comparer constamment son corps à celui des autres.
  • Votre enfant ou adolescent peut éviter de sortir ou de participer à une activité en raison de ce qu’il/elle pense de son corps. L’enfant ne voudra peut-être pas faire de nouvelles expériences à cause de cela.
  • Changement de personnalité ; semblant mal à l’aise ou renfermé ; passant de longues heures sur Internet et sur les réseaux sociaux.
  • Humeur maussade, irritabilité et apparition d’un trouble de l’alimentation : éviter de manger, faire trop d’exercice ou associer certains aliments à des sentiments de culpabilité ou de honte sont des signaux d’alarme.

Quels sont les facteurs pouvant provoquer une image corporelle négative ?

L’internalisation de divers facteurs externes chez les personnes vulnérables influe sur la façon dont elles se voient et se perçoivent.  Les personnes perfectionnistes et performantes qui se comparent souvent aux autres sont à risque.

Les facteurs externes importants comprennent :

  • L’environnement familial : connu pour jouer un rôle important dans la formation de l’image corporelle ; chez les filles, l’influence maternelle semble être particulièrement forte. Les discussions sur le poids ou les habitudes alimentaires dysfonctionnelles observées chez un parent peuvent affecter négativement l’image corporelle, tandis qu’une famille qui adopte un modèle d’alimentation saine et d’exercice exerce une influence positive.
  • L’âge et le sexe : l’image corporelle se forme généralement à la fin de l’enfance et à l’adolescence, plus chez les filles que chez les garçons. Cependant, les symptômes peuvent très bien persister jusqu’à l’âge adulte.
  • L’attitude des pairs, par exemple l’intimidation liée au poids, les qualificatifs tels que « gros(se) » et les amis qui mettent l’accent sur l’apparence et la perception négative du corps, peut faire croire à un corps « imparfait ».
  • Les réseaux sociaux, Internet, les magazines et les émissions de télé-réalité sont autant de sources de pression qui poussent les jeunes à vouloir être « parfaits » et à se conformer à un « idéal maigre » prévalant en Occident. Beaucoup ne réalisent pas que les images dans les magazines et sur les réseaux sociaux sont Photoshopées ou modifiées numériquement et certaines des personnes présentées peuvent avoir utilisé des médicaments dangereux ou avoir fait appel à la chirurgie esthétique pour avoir cette apparence ! Beaucoup peuvent elles-mêmes souffrir de problèmes de santé mentale !
  • Le surpoids ou l’obésité augmente le risque d’insatisfaction vis-à-vis de son corps.
  • L’abus sexuel est lié à une image corporelle négative.

Que peut-on faire pour traiter ou améliorer les problèmes d’image corporelle ?

  • Le rôle d’un parent est fondamental. La puberté peut être une période de grande agitation ; écouter activement ce que pense votre enfant des changements physiques et le rassurer s’il semble confus est une bonne façon de commencer. Mettez en évidence les points forts et les qualités que votre enfant affiche, par exemple être sportif et comment cela le définit, plutôt que son apparence. Encourager l’acceptation de caractéristiques génétiques immuables telles que la couleur, la forme ou les traits du visage, et aider l’enfant à  changer la façon dont il se perçoit est une technique efficace pour aider l’enfant à renforcer sa confiance en soi et son estime de soi. Découragez les comparaisons avec les autres et insistez sur le fait que chacun de nous est unique et spécial (respect de la diversité).
  • Une approche équilibrée de l’alimentation et de l’activité physique plutôt que le régime ou les lubies des parents donne un bon exemple à suivre aux enfants. Évitez les discussions sur le poids et les moqueries.
  • Une discussion peut être nécessaire autour des images et des impressions irréalistes reçues des réseaux sociaux et sur Internet. Il est conseillé de limiter leur accès.

Si vous sentez que votre adolescent n’est pas satisfait de son corps ou qu’il développe de mauvaises habitudes alimentaires ou d’exercice, vous pouvez obtenir de l’aide pour régler le problème. Parlez tout d’abord à votre médecin généraliste et il pourra vous conseiller sur l’assistance appropriée.

Le Dr Charu est un médecin généraliste formé au Royaume-Uni et exerçant à IMC Katong. Le Dr Charu participe à une vidéo-conférence dans le cadre de notre série Talking Teens : « Body Image and Eating Disorders » (Image corporelle et troubles de l’alimentation) le vendredi 2 octobre à 10h via Zoom. Le Dr Chris Eldridge participera également. Réservez votre place sur : https://expatliving.sg/event/talking-teens

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Tags: — Article sponsorisé : l’article représente le point de vue de l’annonceur avec qui est rédigé le contenu.
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