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Covid-19 à Singapour : les grands perdants

Ca y est, nous sommes on passé à la Phase 2 du déconfinement depuis le 19 juin ! Enfin un semblant de vie normale ! La vie que l’on a dû mettre entre parenthèses reprend, et nous pouvons regoûter à notre liberté.

Singapour a rejoint les pays qui sur la bonne voie dans leur lutte contre le covid, même si nous ne sommes pas à l’abri d’une nouvelle vague d’infection.

Néanmoins, alors que la vie a recommencé, force est de constater que de nombreux business sont encore en difficulté. En plus de l’industrie du voyage, la plupart des secteurs sont impactés.

Raz de marée chez les petits entrepreneurs

Les petits producteurs, les « hawkers », artisans et petits vendeurs crient à l’aide, ils ont eu du mal à survivre pendant ces derniers mois. En effet, les chiffres sont tombés, on note une chute de 50% de leur chiffre d’affaire au cours des derniers mois. Certains ont simplement décidé de fermer, d’autres espèrent que la reprise leur permettra de sortir la tête de l’eau.

Le Circuit Breaker a vu naître également le service ‘Dabao’ organisé par un nombre de hawkers qui se sont mis ensemble pour livrer à domicile, avec un effet mitigé car cuisiner soi-même est parfois plus rapide qu’attendre une livraison.

Entre les charges à payer, le manque de clients, les quantités impensables d’aliments à jeter car inutilisées, la montagne de problèmes n’a fait que croître pour ces petits entrepreneurs.

Des plats asiatiques traditionnels vendus dans un hawker center de Singapour.

« Nuits de Folie » : out of business !

En effet : la phase 2 ne comprend pas l’ouverture des karaokés et boîtes de nuit. C’est toute l’industrie de la vie nocturne qui se retrouve chamboulée.

Et si la vie de jour se dirige bien vers un “nouveau normal”, pour la vie de nuit, il faudra attendre encore.

L’hôtellerie et le tourisme – l’essor figé dans le temps

Le coronavirus a très rapidement cloué au sol la plupart des avions, en mettant à genou les compagnies aériennes et les agences de tourisme, mais pas seulement. L’hôtellerie et tout ce qui est lié à l’accueil des voyageurs est en crise.  Et il ne faut pas oublier une armée de personnes invisibles, vouées au bonheur des voyageurs : portiers, réceptionnistes, serveurs, cuisiniers et même les femmes de chambre, tous victimes directes du virus.
Reste à espérer qu’à la reprise, poussée par le déconfinement, l’envie des gens de changer l’air (et qui n’en a pas envie en ce moment!), donnera un souffle nouveau et tant attendu à ce secteur.

L’événementiel et la culture, encore en plein crise

Le Covid a vu naître une explosion d’imagination, d’humour et de créativité exprimée sur les réseaux sociaux. Des concerts ont été organisés en ligne, dont des événements à l’échelle globale comme One World Together at Home, qui regroupait un immense nombre d’artistes internationaux (Lady Gaga, The Rolling Stones, Céline Dion, Taylor Swift, Justin Bieber… et tellement d’autres!).

Internet a permis de garder une illusion de vie culturelle. C’est le support qui permet de visiter gratuitement les collections de nombreux musées internationaux. Des pièces connues sont jouées en ligne, des chorales et des orchestres se produisent. Car oui, les musées, les bibliothèques, les théâtres, les cinémas et autres lieux de grande affluence, intérieurs et extérieurs, y compris les attractions touristiques restent fermés au public.

Il en va de même pour l’événementiel : les concerts et autres grands spectacles sont en attente, du moins pour le « live », le vrai. Pareil pour les événements sportifs, le plus récent en date, le Grand Prix de F1 Singapour annulé pour cette année.

On projette un retour à la normale en 2021, mais ça reste, bien entendu, conditionné par une avancée dans la recherche anti-Covid.

A la recherche de la reprise

Ok, pas aussi désespérée que Madonna à la recherche de Susanne, mais nous l’espérons et attendons de pied ferme.

Nous aimerions voir une reprise forte et dynamique, comme sous l’effet d’une baguette magique qui effacerait toute l’année 2020 en un clin d’œil. Nous peinons d’imaginer une montée lente et chancelante et pourtant la réalité est telle qu’en ce moment le nombre d’intermittents du spectacle sans travail est ahurissant. Ajoutons à cela le manque de financement globalement récurrent du secteur rarement pris au sérieux, la preuve en est, le récent sondage qui a classé le métier d’artiste comme le moins essentiel de tous.

Souvent mis à l’écart, les domaines de la culture et de l’événementiel risquent d’être limités par la taille des budgets. Reste à espérer qu’en planifiant la reprise et la future vie normale, le (nouveau?) gouvernement saura reconnaître leur importance pour le développement futur de l’humanité. Au même titre que, par exemple, la protection de l’environnement ou le développement dans le domaine médical.

A noter que dans ce sens, le gouvernement de Singapour fait des efforts conséquents. Entre la revue en baisse du PIB (entre -0.5 et 1.5% projeté en avril 2020),  et un budget de  soutien, Singapour débloque des fonds considérables (20 milliards de SGD) pour venir à l’aide de son économie et ses citoyens. Ainsi le gouvernement participera au financement des salaires en participant jusqu’à 75% dans les salaires des domaines les plus touchés jusqu’à la fin de l’année, et prévoit d’autres mesures pour encourager la reprise.

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