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Parents du 21ème siècle, un challenge quotidien

L’équipe de La Petite Ecole nous propose une approche collaborative dans l’art de gérer les frustrations et désobéissances de nos enfants.

Aujourd’hui, à la lumière des neurosciences, nous avons plus de données qui nous permettent de mieux comprendre l’enfant et d’ajuster notre conception d’une éducation bienveillante.

Plusieurs sujets sont donc à l’ordre du jour, les interrogations fusent, et les parents se sentent parfois en perte de repères.

En effet, certains sujets suscitent autant de curiosité que de méfiance. Mais face à ces interrogations éducatives même les plus réticents tendent l’oreille à toutes ces informations sur la maturité du cerveau, les émotions, l’usage de la punition, etc.

Il est évident aujourd’hui que les parents s’interrogent sur comment concilier éducation bienveillante et cadre sécurisant pour l’enfant. Cependant, quand ils se heurtent à la résistance des enfants au quotidien, ils se réfugient dans des modèles éducatifs familiers peu efficaces.

Punition et récompense

Il est vrai que deux piliers d’éducation sont utilisés fréquemment pour obtenir la collaboration ou l’obéissance de l’enfant : la punition et la récompense.

Est-il possible alors d’éduquer sans punition ni récompense? Est-ce la condition pour une éducation bienveillante?

Les enfants ne sont plus éduqués de la même manière que du temps de notre enfance. Mais quel challenge d’être parent aujourd’hui ! En plus de vouloir faire au mieux avec ces petits êtres, nous avons peur d’être jugés, de tomber dans l’excès de l’hyperparenting, de devenir un surprotecteur, un parent gaga, un parent trop cool, un parent trop strict, un parent permissif… et la liste n’est pas exhaustive.

De plus en plus de parents peinent à comprendre la différence entre une éducation bienveillante et une éducation permissive.

Toutefois, il est nécessaire de noter que l’enfant est un être en construction et de connaître les étapes de son développement afin d’avoir des attentes appropriées à son âge.

Apprendre à différencier les besoins et les désirs de l’enfant nous permet de mieux accepter et gérer la frustration légitime de ce petit être. Cela aide également chaque parent à ne pas tomber dans la permissivité mais à être, au contraire, dans la compréhension et l’accompagnement de l’enfant qui n’a pas les capacités de s’auto-réguler lorsqu’il est traversé par des tempêtes émotionnelles, dues à un désir non satisfait.

Avec ces données, il est souhaitable pour chaque parent de voir dans une situation difficile et dans la transgression des règles de nos enfants, une situation d’apprentissage pour eux.

Quand votre enfant se comporte d’une manière que vous n’approuvez pas, nous vous invitons à vous poser la question suivante : votre enfant ne veut pas agir comme il se doit ou ne peut-il pas le faire? En a-t-il les capacités? Dans ces cas-là, il est primordial que l’enfant perçoive que le parent est en désaccord avec son comportement, et non avec lui.

Si l’on veut agir sur le comportement de l’enfant, nous nous devons de le faire réfléchir sur ce comportement et non pas sur sa personne. Un enfant que l’on punit se sent rejeté en tant que personne.

Un enfant que l’on a puni n’est pas moins enclin à se comporter de la manière souhaitée : au mieux, il va simplement apprendre à éviter la punition” B. F. Skinner, psychologue, 1971.

Mais comment la punition est elle passée sur le banc des accusés, avec à ses côtés la récompense ?

Quand nous optons pour l’éducation punitive, notez que la punition agit sur le comportement perçu comme pénible et non sur le problème. Or le comportement de l’enfant n’est que la partie émergée de l’iceberg. Il est plus judicieux de s’intéresser à la partie immergée pour mieux comprendre, et par conséquent apporter la réponse adéquate à la situation.

La punition déresponsabilise l’enfant, génère de la peur, de la honte, et de l’agressivité, et, surtout, l’enfant la modélise : s’il est puni, il punira à son tour.

Lorsqu’un cadre rassurant et ferme est construit avec l’enfant avant les crises, cela permet de quitter les espaces de rapport de force pour entrer dans des espaces de collaboration et donc d’apprentissage.

Le pouvoir avec l’enfant et non sur l’enfant : des alternatives à la punition

Voici quelques conseils qui peuvent sembler évidents mais qui renforcent notre relation à l’enfant :

  • Créer de la collaboration avec l’enfant et l’aider ainsi à avoir confiance en lui : définir des règles ensemble et s’y conformer de façon consistante ;
  • Décider avec l’enfant, lui expliquer et l’informer des conséquences de ses actes ;
  • Laisser l’enfant prendre des décisions (autonomie) ;
  • Montrer de l’empathie face aux difficultés de l’enfant ;
  • Donner des consignes positives, et surtout, des instructions claires ;
  • Mettre un nom sur les émotions ressenties ;
  • Dédramatiser l’erreur en donnant à l’enfant une chance de la réparer ;
  • Être conscient de sa posture d’adulte : contrôler ses propres émotions, identifier ses propres besoins et les communiquer clairement à l’enfant.

Education - Punition et récompense

La récompense, moteur de motivation inadapté

Et qu’en est-il de la récompense ?

« De nombreuses personnes pensent qu’il est plus humain d’accorder des récompenses que d’infliger des punitions, mais pour moi les deux sont le fruit d’un pouvoir sur l’autre ». Marshall B Rosenberg, Nonviolent communication, 2015.

Lorsqu’un enfant reçoit une récompense pour un comportement adapté, celui-ci pourra par la suite reproduire ce comportement, non pas parce qu’il a compris que cette attitude était respectueuse, aidante ou généreuse… mais seulement pour recevoir la récompense.

L’évaluation que l’adulte pose en donnant une récompense ne permet ni à l’enfant d’être autonome, ni d’être responsable, ni encore de développer une auto-évaluation de son comportement (Marshall B Rosenberg, Nonviolent communication, 2015).

Faudrait-il donc bannir la récompense, au même titre que la punition?

  • Tout comme la punition, la récompense représente le pouvoir sur l’autre, et non avec l’autre ;
  • La récompense n’apprend pas non plus à l’enfant à être autonome et responsable, et n’engendre aucune auto-évaluation de son comportement ;
  • La récompense encourage simplement à se comporter de manière appropriée en vue de recevoir la récompense ;
  • La récompense se focalise uniquement sur le résultat, alors qu’il est essentiel pour l’enfant d’accorder de la valeur à ses propres efforts.

L’enfant est motivé de deux façons différentes : l’auto-motivation interne (celle que l’on souhaite nourrir car elle est la plus bénéfique au bon développement de l’enfant) et la motivation externe qui provient de la récompense. Des études récentes montrent que l’enfant qui reçoit une récompense ne va pas pour autant obtenir de meilleurs résultats scolaires que l’enfant qui n’en reçoit pas (Your brain on childhood, Gabrielle F. Principe, 2011). Il est important d’apprendre à l’enfant à faire les choses pour sa propre satisfaction.

Cependant, il est bon de noter que la qualité de la relation qu’entretient le parent avec son enfant impacte de façon profonde le cerveau de ce dernier et donc sa façon d’être et d’apprendre. Il est tout à fait possible d’améliorer cette relation en effectuant un travail continu, en toute conscience.

Mais comme il n’existe ni de parents parfaits, ni de méthodes parfaites, sachez que nos enfants nous comprendrons mieux quand ils auront eux-mêmes des enfants.

La Petite Ecole est une école maternelle bilingue en français et en anglais installée à Singapour depuis 2012 et homologuée par l’AEFE. 

Education - Punition et récompense

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