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Ancien étudiant de l’ESSEC, ancien VIE, Alexis 25 ans partage son expérience sur Singapour

Je m’appelle Alexis, j’ai 25 ans et je voudrais partager avec vous mon expérience d’un peu plus d’un an à étudier et travailler à Singapour.

[Astuce de la rédaction]: Retrouvez les offres de stage et VIE de Singapour ici

Singapour : découverte en tant qu’étudiant

Pour conclure mes études à l’ESSEC j’avais la possibilité de partir en échange à Madrid ou de suivre un programme spécialisé sur le management en Asie à Singapour.

Connaissant très bien l’Espagne mais n’ayant jamais été en Asie, j’ai décidé de venir étudier à Singapour. J’ai tout de suite été charmé par la qualité de vie dans la cité état. Sa propreté et sa sécurité mais aussi sa grande offre en matière de divertissements, le shopping et la gastronomie ayant été élevés au rang de sports nationaux. De nombreuses activités gratuites sont également régulièrement organisées (concerts et cinémas en plein air, randonnées…).
Il est enfin très facile de partir en week-end (Bangkok, Bali, Angkor Wat ou encore Hong Kong sont à moins de quatre heures de vol), l’aéroport étant situé en plein centre ville et fonctionnant 24 heures sur 24 de façon parfaitement fluide.

Singapour étant régulièrement classée ville la plus chère du monde, j’appréhendais pour mon budget. Certains postes de dépenses peuvent s’avérer conséquents, notamment pour une famille (éducation des enfants, couverture santé) et avoir une voiture est réellement hors de prix (taxe de plus de 100% sur l’achat d’un véhicule et nécessité d’obtenir une licence annuelle à plus de 6,000 euros). Néanmoins, à coût équivalent, j’ai trouvé avoir une bien meilleure qualité de vie à Singapour qu’à Paris ou à Londres. Les logements, sont modernes, spacieux, souvent luxueux et tout équipés (piscine, terrain de tennis, salle de sport…).

L’entrée de mon immeuble

La nourriture locale est variée et très abordable. Comptez entre 2 et 5 euros pour manger dans l’un des nombreux « food courts » de la ville. Bien souvent, il est moins cher de manger à l’extérieur que de cuisiner !

Singapour abrite deux étoilés Michelin où il est possible de manger pour moins de cinq euros

Grand amateur de mode, j’ai aussi eu l’occasion de faire fabriquer des costumes sur mes propres dessins à des tarifs très compétitifs.

Localisé de façon stratégique en Asie du sud-est et offrant un climat propice aux affaires (taxation, facilité des démarches administratives, qualité des infrastructures, multiculturalisme), plus de 60% des entreprises internationales ont leur siège pour l’Asie Pacifique à Singapour. Si, comme j’ai pu le voir lors de mon passage à l’ESSEC, ces dernières doivent faire face à la complexité des affaires en Asie (grande hétérogénéité entre les pays en termes de développement, de cultures, langues et religions), il existe de vraies opportunités (notamment liée à l’émergence massive d’une classe moyenne) pour les entreprises qui parviennent à localiser leurs offres.

La combinaison d’une bonne qualité de vie et d’opportunités professionnelles m’ont donc convaincu de commencer ma carrière à Singapour, une fois mon diplôme en poche et après une courte expérience à Taiwan.

Singapour : trouver un travail

Parallèlement à mes études j’ai commencé à travailler sur un projet de création d’entreprise dans le domaine de la mode et souhaitais au départ le poursuivre à Singapour. S’il est tout à fait possible de créer son entreprise à Singapour en tant qu’expatrié, j’ai pu réaliser que cela était compliqué pour un primo-entrepreneur. En effet, les critères d’obtention d’un visa entrepreneur sont assez stricts (nécessité de justifier d’investisseurs, d’expériences préalables, et d’atteindre des objectifs en termes de recrutement local) et les démarches de création d’entreprise sont beaucoup plus simples si elles sont réalisées avec un associé singapourien. D’autre part le marché singapourien reste petit (un peu plus de cinq millions d’habitants) et est déjà très saturé. Pour beaucoup d’entreprises, il s’agit d’une première vitrine avant de s’implanter dans d’autres pays dans la région, ce qui nécessite une excellente connaissance des écosystèmes nationaux. C’est ainsi que j’ai préféré commencer par trouver un emploi afin de consolider mon expérience.

Le marché du travail à Singapour est très dynamique (notamment dans les domaines de la finance, du luxe, de la restauration et de la logistique). Cependant la majorité des offres en CDI s’adressent à des professionnels qualifiés et déjà expérimentés (10 à 15 ans). Ceci s’explique notamment par un principe de préférence nationale fort, les entreprises ayant des quotas de recrutement et devant justifier de l’absence des compétences recherchées parmi la population singapourienne. De nombreuses offres d’emploi sont disponibles sur le site de la CCI à Singapour (avec près de 20,000 expatriés français celle-ci est très bien implantée), sur LinkedIn et Indeed ou via des sites de recrutement locaux. Mais si vous êtes déjà en poste, le mieux reste généralement de voir s’il existe des opportunités d’expatriation à Singapour dans votre entreprise.

Pour les jeunes professionnels il existe deux possibilités : commencer par effectuer un stage qui pourra déboucher sur un CDI ou effectuer un volontariat international en entreprise (VIE). Ce contrat à durée déterminée (6 à 24 mois) a été mis en place par les autorités publiques françaises afin de faciliter le recrutement de jeunes talents par les entreprises françaises présentes à l’étranger. Singapour est une importante destination pour les VIE, Air Liquide, Danone, ou les grandes banques françaises proposent de nombreux postes via ce type de contrat.

C’est par le biais d’un contrat VIE que je suis personnellement retourné travailler à Singapour dans le domaine des services financiers.

Singapour : travailler

Ancienne colonie britannique et accueillant de nombreux expatriés anglais, américains ou australiens la culture des affaires y est très anglo-saxonne et ceux qui ont travaillé à Londres ou New York ne seront pas dépaysés. Les relations sont faciles et directes et les opportunités de réseauter ne manquent pas. J’ai par exemple pu assister à des petits déjeuners organisés par la CCI, ou des rencontres de la French Tech dans les locaux de Google. Pas de problème au niveau de la langue, l’ensemble de la population parlant couramment en anglais.

Du point de vue des conditions de travail les salaires sont globalement plus élevés qu’en France, et bien que la durée des congés payés soit moins importante pour les contrats locaux (14 jours), beaucoup de jours sont fériés (fêtes hindouistes, musulmanes, chrétiennes, nouvel an chinois). Les perspectives d’évolution professionnelle sont intéressantes, notamment quand l’entreprise a son siège Singapour puisqu’il est ensuite souvent possible de partir travailler dans une des filiales de la zone. Seul point à déplorer sur les conditions de travail, l’absence de luminosité naturelle dans beaucoup de bureaux (le manque d’exposition à la lumière du jour étant un vrai problème de société à Singapour).

Dans les entreprises françaises, la majorité de nos collègues directs sont souvent français. C’est un élément qui m’a personnellement déçu, ayant été confronté à des environnements de travail plus multiculturels lors de mes précédentes expériences. Par contre, j’ai beaucoup apprécié de pouvoir travailler sur des problématiques d’entrée sur de nouveaux marchés en Inde ou au Japon et mes cours à l’ESSEC sur les pratiques culturelles m’ont beaucoup aidé à traiter avec mes interlocuteurs locaux et notamment à décrypter leur langage non verbal.

Singapour : et après

Mon expérience singapourienne s’est malheureusement brutalement arrêtée, ayant dû rentrer en urgence en France pour des raisons personnelles. Ce fut cependant une période très enrichissante pour moi et, si j’en ai l’opportunité, j’aimerais aujourd’hui pouvoir retourner à Singapour ou dans un autre pays d’Asie (Chine, Taiwan Japon, Corée du sud) pour travailler sur des problématiques d’études de marché et de marketing opérationnel dans le domaine de la mode et du design ou du tourisme et de la gastronomie.

Si je devais résumer Singapour en trois points positifs et négatifs :

+ De vraies opportunités professionnelles dans un environnement complexe mais passionnant
+ L’excellente qualité de vie (sécurité, divertissement, propreté)
+ Un paradis pour les amateurs de nourriture !

– La difficulté de tisser des liens forts avec des locaux (fort communautarisme entre singapouriens chinois, malais et indiens) ou des expatriés (beaucoup de personnes étant là pour une période relativement courte)
– Singapour reste une cité-état et certains pourront s’y ennuyer au bout de quelques mois (la plupart des activités se concentrent sur une surface restreinte, la majorité de l’île étant constitué de zone industrielles, résidentielles et de parcs)
– La climatisation souvent trop forte et l’absence de saisons qui peut devenir pesante

Même si mon expérience de Singapour et de l’Asie reste limitée, je serais très heureux de pouvoir échanger davantage avec les personnes qui le souhaitent. N’hésitez pas à m’envoyer un mail à [email protected] !

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