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Singapour

Singapour : la communication muselée lors d’attaques terroristes

La loi visant à contrôler la couverture médiatique à Singapour des éventuelles attaques terroristes dans la cité-état est en application depuis mercredi 16 mai. La police pourra interdire la diffusion de tout article, photo, son, vidéo… traitant du sujet si elle juge que cela peut entraver le déroulement de son exercice.

Entraînement de la police en décembre 2017.
© REUTERS/Edgar Su

Le ministre de l’intérieur singapourien a expliqué mardi que la cité-état fait face à une menace terroriste avérée de la part de citoyens radicalisés ou d’étrangers (Malaisie et Indonésie). Il a ajouté qu’il est important que la police ait les pleins pouvoirs pour agir rapidement et de manière efficace sans que ses actions ne soient compromises par le relai d’informations par les médias ou les particuliers.

Les contrevenants s’exposent à 2 ans de prison et à une amende de 20000 SGD.

L’exemple parisien

Le ministre de l’Intérieur a d’ailleurs fait référence à la prise d’otages de l’Hyper Casher en région parisienne en janvier 2015, dont la couverture médiatique aurait permis aux terroristes d’anticiper les interventions des forces de l’ordre, et aurait mis en danger la police et les otages.

En France, le Conseil supérieur de l’audiovisuel – à la demande du Parlement français – en concertation avec les médias, les journalistes, les forces de l’ordre, la justice et les victimes, a publié un Code de déontologie relatif à la couverture audiovisuelle d’actes terroristes, lequel permet aux médias de délivrer une information libre dans le respect de l’intérêt général.

« Personne ne conteste le besoin de mettre en place des mesures spéciales en cas d’attaque terroriste, avertit Daniel Bastard, responsable du bureau Asie-Pacifique de Reporters sans frontières (RSF). Mais il ne revient pas au ministère de l’Intérieur de décider ce que les journalistes peuvent diffuser. Interdire la couverture d’événements aussi graves, en priver le public, c’est le mettre en danger. Au final, ce texte serait totalement contre-productif si l’objectif des autorités est de protéger la population. Il serait au contraire très efficace si leur but est de museler les médias indépendants. »

RSF avait appelé les autorités singapouriennes à supprimer cette disposition qui porterait de graves atteintes à la liberté de la presse. Visiblement sans effet. Singapour se situe à la 151e place sur 180 pays dans le classement mondial pour la liberté de la presse établi en 2017 par RSF.

Plus d’informations : https://www.sgsecure.sg/

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