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Triche aux examens à Singapour : des profs dans la combine

La triche organisée pour réussir un examen existe aussi à Singapour. En revanche, on est loin des papiers pliés en accordéon dissimulés dans un stylo ou de la mémoire de la calculatrice remplie d’énigmes… Fin 2016, l’équipe de fraudeurs a fait appel à la technologie moderne : un smartphone, une app de visioconférence et une oreillette. L’histoire remonte à la surface car le procès s’ouvre aujourd’hui.

Le Professeur Tournesol était sourd et brillant. Utilisait-il la même technologie que ces étudiants chinois à Singapour ? À savoir une oreillette qui leur permettait d’avoir les réponses aux questions des examens en toute discrétion… et avec l’aide de professeurs. Aïe !

Etape 1 : une prof filme la feuille d’exam

En octobre 2016, dans le cadre des épreuves pour l’admission à l’école polytechnique, une prof s’inscrit en candidate libre et passe quatre matières (maths, physique, chimie et anglais) de l’examen. Elle scotche un smartphone à son chemisier, caché par sa veste, et n’en laisse sortir que l’objectif de la caméra.

Etape 2 : deux profs complices réceptionnent les images

Elle connecte son téléphone à FaceTime (app de visioconférence en direct) et filme son bureau. Deux autres profs (dont la proviseure d’un centre scolaire privé) réceptionnent les images, donc les questions de l’examen, dans une salle attenante.

Etape 3 : des étudiants équipés d’oreillettes sans fil

Les réponses aux questions sont alors transmises aux 6 étudiants tricheurs. Ces derniers ont caché un smartphone dans leur veste et portent une oreillette sans fil connecté en bluetooth couleur chair, donc ultra discrète.

Les malfaiteurs démasqués

Les trois premières épreuves se déroulent sans encombres. Vient finalement celle d’anglais. Un surveillant entend des sons qui émanent de l’oreille d’un des candidats. Il le fait sortir et le fouille avec un collègue. Ils trouvent tout le dispositif. La supercherie est démontée.

Un business lucratif

L’enquête a montré des liens entre la proviseure et un chef d’entreprise chinois. Il envoyait des compatriotes se “former aux examens” chez la proviseure. En échange, elle recevait 8000 SGD d’avance et 1000 SGD de frais d’inscription. En cas d’échec des candidats aux épreuves permettant leur admission à l’école polytechnique, la totalité de la somme était restituée. La prof qui a filmé l’épreuve a perçu 1000 SGD par étudiant tricheur.

Le procès s’ouvre aujourd’hui

La sentence n’est cependant pas pour tout de suite car le procureur espère que la prof qui filmait les copies acceptera de témoigner dans le procès qui s’ouvre aujourd’hui : celui de la compagne de la proviseure impliquée, elle aussi, dans des affaires de triche aux examens.

source – Channel NewsAsia

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